étagère Industrielle Métal Et Bois

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Il en fallait du culot pour installer la tanière d’un Lion en pleine « petite Sibérie ». Les kilomètres de forêts d’épineux bordées de lacs et rivières translucides remplacent la savane aux herbes calcinées. Voilà 208 ans que Peugeot fait vibrer les terres de cet extrême orient français, réputé le plus froid de l’hexagone, et Sochaux en est le berceau.

Etagère industrielle métal & bois - par le Marchand d

Etagère industrielle métal & bois – par le Marchand d’Oublis

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Etagère industrielle bois et métal ! Etagères sur Jardindeco

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Etagère industrielle métal & bois par le Marchand d

Etagère industrielle métal & bois par le Marchand d’Oublis

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L’air est frais en ce petit matin de septembre. Devant une bâtisse qui ne paie pas de mine, est inscrit un discret « mécanique tôlerie ». Nous voici dans l’Atelier de restauration, où officient quatre salariés magiciens. Ici, on retape toutes les Lionnes du Musée, et depuis trois ans seulement, celles appartenant à des particuliers. Bernard, 40 ans d’ancienneté au compteur dans la maison Peugeot, est un moulin à paroles quand il s’agit d’évoquer les vieilles guimbardes qu’il a eu l’honneur de retaper. Sa plus grosse fierté : refaire le soubassement entier d’une 203 VTI signée du grand carrossier Emile Darl’mat. À la retraite l’année prochaine, il a pourtant encore les yeux scintillants d’un enfant enjoué qui découvre, apprend, creuse son système D. Aujourd’hui, il doit réadapter les chevilles d’un capot du début du XX siècle ; il y a quelques semaines, il devait faire appel à son imagination pour redessiner le monogramme de la calandre d’une 203 RA des années cinquante produite à seulement dix exemplaires. Sa mission est de conserver le patrimoine Peugeot. Et c’est entre autre grâce à lui que notre road-trip au volant de ces vestiges du passé est rendu possible.

Là, nous attendent trois 504 : une berline de 1974, un cabriolet de 1977 et un coupé de 1983. À l’extérieur, trois 508 ont également été mises à disposition. Un vrai privilège, rare, pour les douze journalistes français invités, tous heureux de tester ces six voitures sur plus de 300 km.  En 1969, la 504 était nommée voiture de l’année et rencontrait un succès commercial sans précédent. Cinquante ans plus tard, son héritière espère le même destin. Le passage de volant de l’une à l’autre risque d’être gratiné…

Selon l’ordre de passage, il va me falloir être patiente pour conduire les ancêtres, ces vieilles dames qu’il faut manier avec soin et délicatesse selon les conseils de notre hôte. Pour le moment, l’asphalte franc-comtois sera avalé par les 508 : une BlueHDI 180, une PureTech 180 et une PureTech 225. Les kilomètres et les paysages défilent : tenue de route irréprochable, planche de bord spectaculaire. C’est un vaisseau qui flotte sans heurts.

 

Arrêt au Fort Saint Antoine, un fort militaire de 1870 transformé en cave à comté : 100 000 meules sont entreposées dans cette cathédrale souterraine de 5 000 m ! Peugeot est attaché au patrimoine régional et ce fromage fabriqué depuis 700 ans en est le symbole. La température atteint un petit 6°C ; l’atmosphère sent l’ammoniaque.

C’est dans cette grotte naturelle que Claude Querry inspecte chaque jour ces trésors odorants. Il est caséologue, un mot barbare pour qualifier un spécialiste de l’affinage. Il hume, caresse, frotte, tapote ces mastodontes de 35 kilos pour « écouter leur symphonie ». Ce mélomane fromagé détermine alors leur destin, à l’aide de hiéroglyphes gravés sur chaque meule que lui seul et ses cinq autres acolytes connaissent.

La région est peu fréquentée ; elle est pourtant riche d’un imposant héritage lié au culinaire. Et Peugeot Saveurs entend bien contribuer à cette production. 2018 marque le renouveau de leur stratégie avec notamment l’e-commerce. Lancé il y a seulement deux mois, le site mettra peu à peu en ligne quelques 500 références, tels que des plats en céramique, des couteaux, des tire-bouchons, des verres, des carafes et bien évidemment les fameux moulins à poivre et sel, fabriqués depuis près de 150 ans ! Dans l’usine rutilante, tout est millimétré. Les machines polissent sans relâche pendant que 200 mains s’activent en 3×8 avec des gestes, eux aussi, précis et répétés. Du bruyant atelier de tournage, de l’odorant atelier de peinture, du labyrinthique atelier d’usinage du métal et du silencieux atelier de montage des composants, sortent environ trois millions de moulins. Les hommes sont au bois et au métal, quand les femmes se retrouvent au contrôle qualité et à l’assemblage… « parce que plus minutieuses et délicates », tiendra à préciser notre guide.

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De la délicatesse… le conseil pour conduire les 504, formulé à notre arrivée par notre hôte, résonne. Il est temps de prendre en main le coupé, un V6 injection de 135 chevaux, une version passée sous le stylo du légendaire carrossier italien Pininfarina. Le moteur allumé et c’est l’explosion de joie : une mélodie ronronnante qui transporte dans un ailleurs oublié. La lourde portière crisse et résonne de ce bruit métallique franc et incisif qui ramène en enfance. La manette pour bouger le siège résiste, les pédales aussi. Impossible de gérer un freinage d’urgence ! Le volant tremblote au-delà des 100 km/h. Les dépassements sans rétroviseur droit donne des suées froides. On cherche la 5e… qui n’existe pas ! La manette des clignotants est à droite, et celle de gauche inclus à la fois les essuie-glaces et les feux de croisement. La déroute est totale et pourtant l’émotion est immense. Je retrouve quelques vagues sensations primitives ressenties avec ma chère 205 Junior, ma première voiture à 4 vitesses, sans allume cigare et sans direction assistée. Simple émergence de souvenirs émouvants ? Ou le plaisir de la conduite viendrait-il finalement de la difficulté à mater l’engin motorisé ?

La 504 berline de 93 chevaux confirme l’impression, avec cerise sur la carlingue,  des sièges en velours des plus confortables. Si elle ne virait pas un peu trop, l’on pourrait se croire dans un salon cosy… un peu bruyant tout de même ! L’horloge remplace le compte-tour (absent) et il faut se fier uniquement à son oreille pour changer de rapport. Quant au cabriolet de 104 chevaux, miracle, il possède 5 vitesses ! Une aubaine quand il a fallu emprunter l’autoroute, la pousser à 150 km/h (précisons qu’il existait une différence de 20 km/h à l’affichage !) mais que les pressions de la capote se détachaient sous la puissance du vent…

La 508 nous plonge dans un cocon molletonné ; la 504 nous embarque dans un extérieur qui happe toute l’attention. J’étais passée d’un vaisseau rempli d’un arsenal d’aides à la conduite à un « char » qui muscle bras et jambes ; d’un véhicule où l’on en oublie la route à un autre qui rappelle sans arrêt que nous sommes au volant. L’évasion existe dans les deux, mais elle est radicalement différente.

Étrange sensation que ce saut de puce passé/présent, poursuivi lorsque nous entrons au Musée de l’Aventure Peugeot. Automobiles, cycles, lames de scie, moulins à café, machines à coudre, machines à laver,… : dans cette caverne aux trésors, sont réunis tous les types de produits de la saga industrielle du Lion. Parmi les véhicules : une 301C qui remporta le record international des 24 heures – Classe F avec 2 650 km parcourus en une journée ; une 202H limousine commerciale de 1948, des motobicyclettes de 1902, un Véhicule Léger de Ville (VLV) conçu pendant la Seconde guerre mondiale à cause du rationnement de l’essence ; une 203 coupé produite à moins de mille exemplaires ; une 504 berline en inox ; le concept Asphalte avec sa coque en carbone dépourvue de porte ; le Hoggar doté de deux moteurs diesel HDI développant une puissance de 360 chevaux…

 Mais l’émotion est aux cimes quand nous pénétrons dans la Réserve, un lieu ouvert aux journalistes depuis seulement deux ans, et au public uniquement lors des Journées du Patrimoine. On se croirait chez Ikea, mais les véhicules empilés sur les étagères de quatre étages remplacent les cartons. Dans cette cathédrale d’environ 400 merveilles poussiéreuses, on trouve la voiture blindée de Mitterrand, voisine de la 406 de Taxi 1 ou encore de la fameuse 206 martelée par un Indien dans une pub de 2002. Les voitures du début du XXe siècle côtoient les concept cars totalement déjantés comme le scintillant Moonster avec sa robe tout aluminium ou encore le 20Cup, barquette mi automobile mi moto en fibre de carbone.

La porte d’à côté dissimule les Archives. Neuf passionnés travaillent dans cet ancien bâtiment de fabrication d’outillage, qui a conservé son cachet industriel avec poutres métalliques et marquages au sol. L’atmosphère est contrôlée : climatisation à enrhumer un esquimau et dizaines de bouteille d’azote prêtes à être déclenchées en cas d’incendie…

Et pour cause, il faut scrupuleusement sécuriser les trois millions d’info photos et diapos, les 30 000 vidéos, 20 000 affiches et surtout les tonnes d’archives papier qui «  alignées, équivalent à une ligne longue de huit kilomètres ! », précise avec fierté Guillaume, notre jeune guide passionné d’histoire et de voitures. Soixante-six allées d’archives conservent des plans, affiches, dessins de styles, photos de toute la production d’avant 1945. Et dans un coin, sur une discrète table trône le grimoire, qui entame par cette phrase « Au nom de Dieu, amen ». Une formule écrite de la main des Frères Peugeot en 1810, inscrivant à jamais la longue et trépidante aventure du Lion…

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