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Ces villes du 95 lancent un SOS pour trouver un médecin généraliste – Le Parisien

Docteur, pourquoi venir vous installer à Asnières-sur-Oise ? » : voici l’intitulé de la campagne de séduction lancée par la commune sur son site Internet. Parmi les atouts mis en avant, l’école et les commerces à deux pas du cabinet, la proximité avec l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle ou encore… Sophie la Girafe, incontournable jouet né à Asnières il y a 55 ans. Et pourtant : « Cela fait un an qu’on cherche, et on a peu de retours », se désole le maire (SE), Claude Krieguer. Sur les deux médecins que comptait la commune de 2 600 habitants, l’un est parti à la retraite et l’autre est en arrêt maladie prolongé. « Nous avons pourtant un cabinet médical (NDLR : face à l’église) avec des infirmiers, ostéopathes, kinés… » Mais pas de généralistes. Le maire en tire un constat. « Le médecin de campagne qui est là tout le temps, on n’en retrouve pas, explique-t-il. Les jeunes médecins préfèrent avoir leur week-end, être fonctionnaire et travailler en milieu hospitalier. » Petite lueur d’espoir, Claude Krieguer est en contact avancé avec un médecin réunionnais qui souhaite s’installer.Situation quasi-identique à Bernes-sur-Oise. Le dernier médecin de la commune part à la retraite au mois de mai. Après un an et demi à démarcher les médecins locaux, à passer des annonces dans les revues spécialisées, le temps presse. « Ce n’est pas un bon signal envoyé lorsqu’une commune de 2 600 habitants n’a pas de médecins, lâche le maire (SE), Jean-Noël Poutrel. C’est rassurant d’en avoir un. C’est comme une boulangerie, c’est un service de proximité. » Ce ne sont pourtant pas les locaux qui manquent : « on a des anciens commerces en rez-de-chaussée, avec des loyers peu chers car ils sont gérés par un bailleur social », précise l’élu.Comment expliquer une telle pénurie de généralistes ? « Il n’y a pas de faculté de médecine dans le département, ce qui entraîne une défaillance de stagiaires, avance Patricia Escobedo, directrice de l’ordre des médecins du Val-d’Oise. C’est pourtant les stages qui débouchent sur des remplacements voire sur des installations ». Pour remédier à cette situation, l’ordre des médecins participe chaque année, en lien avec l’Agence Régionale de Santé (ARS), à des journées d’information pour l’installation des jeunes médecins. « On rencontre également les étudiants pour leur présenter le Val-d’Oise et leur dire qu’il n’y a pas que la médecine hospitalière, souffle le Dr Escobedo. Il y a une vraie méconnaissance de l’activité libérale ». Dernier obstacle, le papy-boom des médecins (53,7 ans de moyenne d’âge dans le Val-d’Oise), combiné à l’installation tardive, vers 35-40 ans des nouveaux venus.Certains ont pourtant trouvé leur bonheur. C’est le cas de Chaumontel, qui a attiré dans ses filets l’an dernier trois médecins, grâce à la création d’une maison médicale. À Viarmes, un jeune médecin de 35 ans, qui faisait jusque-là des remplacements dans le secteur de Persan, s’est installé le 10 octobre dernier. « Il voulait aller vite, il s’est installé dans une maison à deux pas du centre-ville, se réjouit le maire adjoint Olivier Dupont. On a eu beaucoup de chance ! Il y avait plusieurs communes sur les rangs… »   leparisien.fr

Source : Ces villes du 95 lancent un SOS pour trouver un médecin généraliste – Le Parisien

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