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Category Archives: breves

9 mois ago breves

Ce qu’il reste pour vivre aux allocataires de l’AAH

Plus de la moitié des ressources des allocataires de l’AAH servent à financer des dépenses contraintes : loyer, assurances, alimentation, etc. Il leur reste donc, en moyenne, 570 € par mois pour se déplacer, s’équiper, se cultiver ou se soigner.

19 € par jour. Voilà la somme quotidienne dont disposent, en moyenne, les bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé (AAH), pour vivre, une fois déduits leurs loyer, factures d’eau et d’électricité, etc. ainsi que leurs achats alimentaires.

Une récente étude de la Drees, le service statistique des ministères sociaux, s’est en effet attachée à calculer ce qui reste aux allocataires de revenus minima garantis sur le montant de leur niveau de vie médian.

La moitié des allocataires de l’AAH vit avec moins de 1 210 €/mois

niveau-de-vie-mensuel-aahLes  auteurs de l’étude ont d’abord déterminé le revenu disponible par ménage, c’est-à-dire la totalité des sommes perçues par la personne seule ou les conjoints (salaires, prestations sociales dont aide au logement, allocations familiales…), déduction faite des impôts directs.

Ils ont ensuite rapporté ce revenu disponible à la taille du ménage, mesurée en unités de consommation (UC) : 1 UC pour le premier adulte, 0,5 pour les suivants en raison des économies d’échelle réalisées (un seul logement, etc.), 0,3 pour chaque enfant de moins de 14 ans.Pour un couple sans enfant, le niveau de vie de chaque personne correspondra donc au revenu disponible du ménage divisé par 1,5.

Pour les allocataires de l’AAH, le niveau de vie médian s’élève à 1 210 € par mois, prestations sociales comprises (aide au logement, allocations familiales, etc.). Autrement dit, la moitié vit avec plus, l’autre moitié avec moins.

Plus d’un tiers du revenu dans le loyer, les assurances et autres dépenses pré-engagées

Mais ils ne peuvent pas utiliser librement cette somme. Certaines dépenses sont dites pré-engagées puisqu’elles devront impérativement être honorées. C’est le cas des loyer, électricité, remboursements de crédits (voiture, etc.), assurances, abonnements aux services de télécommunications, frais scolaires et universitaires…

Pour les allocataires de l’AAH, ces dépenses contraintes représentent quelque 450 €/mois, soit 36 % de leur niveau de vie médian.

Un total de 640 € de dépenses contraintes

reste-a-vivre-aahÀ cela s’ajoutent d’autres dépenses “obligatoires”. L’alimentation, notamment, coûte, en moyenne, un peu moins de 200 € par mois. Au final, les dépenses pré-engagées et les “courses” mobilisent 640 €. Il reste donc 570 € par mois aux allocataires de l’AAH ayant un niveau de vie de 1 210 €.

Ces postes de dépense ne sont guère compressibles : difficile de faire des économies sur sa facture d’électricité, ses courses au supermarché ou sa complémentaire santé. Plus le niveau de vie des allocataires de l’AAH est faible (25 % disposent de moins de 960 € par mois), moins le reste à vivre est donc élevé (320 €, par exemple, pour ces 25 % les plus précaires). Pourtant, les besoins restent importants : il faut aussi se déplacer, se soigner, s’équiper, se cultiver, etc.

20% des allocataires bénéficient de l’aide de leur entourage pour manger

Pas étonnant, dans ces conditions, que certains avouent des difficultés de paiement : 10%  ne parviennent pas à honorer intégralement les dépenses de logement. La proportion est la même pour les cotisations d’assurances complémentaires santé.

De plus, près d’un bénéficiaire sur cinq reçoit des dons alimentaires de son entourage. Et 1% compte sur l’aide d’organismes caritatifs assurant la distribution de repas. Franck Seuret

Précaires parmi les précaires

Les allocataires du RSA socle sont les plus précaires de tous les bénéficiaires de minima sociaux. Une fois déduites les dépenses pré-engagées et alimentaires, leur niveau de vie médian s’élève à 250 € par mois, soit un peu plus de 8 € par jour.

Suivent les bénéficiaires de l’ASS (330 € par mois), du RSA activité seul (360 €) et du minimum vieillesse (400 € par mois).

Les bénéficiaires de l’AAH sont mieux lotis avec 570 € par mois, soit 19 € par jour.

Source : Ce qu’il reste pour vivre aux allocataires de l’AAH – Faire Face – Toute l’actualité du handicap moteur

9 mois ago breves

Morphine – Qu’est ce que c’est ?

La morphine est une molécule alcaloïde extraite de l’opium, à l’effet antalgique (contre la douleur) très puissant, et dont l’usage abusif peut mener à une addiction.

La morphine est une molécule alcaloïde extraite de l’opium, à l’effet antalgique (contre la douleur) très puissant, et dont l’usage abusif peut mener à une addiction.

Elle a été découverte lors de recherches débutées en 1804 sur les médicaments à base d’opium. Sa dénomination provient du nom du dieu grec du sommeil, Morphée, du fait de son effet sédatif, observé très tôt par les chercheurs.

Elle est le principal antalgique dit « de pallier III », ce qui signifie qu’elle est un antalgique licite très puissant, classé parmi les stupéfiants. Les dérivés opiacés de synthèse (héroïne mais aussi fentanyl, utilisé au bloc opératoire) en sont dérivés, et font partie de cette même classe.

Elle est commercialisée sous plusieurs formes galéniques.

Le sulfate de morphine est à usage oral principalement : en gélule, en comprimés et en sirop. Elle existe sous forme LP (à libération prolongée) ou LI (à libération immédiate). Elle est prescrite, dans un cadre médicolégal strict, pour des traitements ambulatoires à l’extérieur de l’hôpital.

Le chlorhydrate de morphine est utilisé pour les solutions injectables. Cette forme est principalement utilisée dans les services hospitaliers pour lutter contre la douleur, notamment au bloc opératoire ou dans le traitement des cancers.

On considère actuellement que, contrairement aux idées reçues, la morphine n’entraîne pas de dépendance physique quand elle est prescrite de façon adéquate chez un patient douloureux.

Pour autant, on observe des cas de mésusage qui peuvent être considérés comme une addiction à la morphine. Dans ce cas il s’agit d’une dépendance psychique et physique avec l’apparition d’un syndrome de sevrage aux opiacés en cas d’arrêt brutal.

Les médicaments morphiniques par voie orale peuvent être détournés de leur mode d’usage, en l’injectant, ou simplement en les utilisant sans indication médicale.

Source : Morphine – Qu’est ce que c’est ? – Fiches santé et conseils

9 mois ago breves

Généralisation du tiers payant : les médecins menacent de boycott

En vigueur depuis le 1er janvier, la mise en place du tiers payant rencontre des réticences auprès des professionnels de santé. Un syndicat de généralistes a appelé hier au boycott.Pour les médecins la pilule du tiers payant ne passe toujours pas. Voté en avril 2015 et entré en vigueur le 1er janvier, ce dispositif légal alimente un mouvement de fronde au sein des professionnels de santé. Hier, le premier syndicat de médecins généralistes de France (MG France) a fait part hier de son scepticisme face à la mise en place de l’obligation du tiers payant et appelé au boycott.«On souhaite un système simple qui garantisse le paiement. Quand ce sera en place, il n’y aura plus aucun souci», résume le docteur Bensoussan, membre toulousain de MG France. Si la généralisation constitue la mesure phare du projet de loi santé et une promesse de campagne de François Hollande, elle a cependant rencontré beaucoup de réticence dans le corps médical.Concrètement, il s’agit d’étendre le non-avancement des frais de consultation. Un système qui bénéficiait, jusque-là et seulement, aux personnes sous couverture maladie universelle complémentaire, sous aide médicale de l’État ou encore sous aide pour une complémentaire santé. Soit déjà 4 millions de personnes. La généralisation du tiers payant tend à ce que tous les patients n’aient plus à avancer les frais de consultation chez le médecin d’ici à la fin de l’année 2017. L’Assurance-maladie et les complémentaires de santé payant directement les honoraires aux médecins consultés.11 millions de patientsLa mise en place du dispositif se voulait progressive tout au long de l’année. Dès ce 1er janvier, ce sont les femmes enceintes, à partir du sixième mois de grossesse, et les patients atteints d’une affection de longue durée (ALD), comme le diabète ou la maladie d’Alzheimer qui sont les premiers dispensés de frais de consultation. Équivalent à 11 millions de patients, représentant la moitié des actes médicaux. «Les mutuelles ne sont pas concernées par ces pathologies : elles sont prises en charge à 100 % par le régime obligatoire de la Sécurité Sociale. Le tiers payant est déjà largement pratiqué par les médecins généralistes à plus de 65 %. Il n’y a pas de contestation de notre part sur ce point», explique le docteur Bensoussan.Mais là où le bât blesse pour les médecins, c’est lorsque les mutuelles interviennent dans le processus. «Parce que nous n’avons aucune garantie de paiement de cette part complémentaire, argue le docteur Bensoussan. Nous appelons donc à ne pas pratiquer les tiers payant sur les parts complémentaires tant que le système ne sera pas régularisé.»Complexité du dispositifMG France pointe également la «complexité» du dispositif, à cause de la «multiplicité des régimes, des contrats et des intervenants. Et le docteur Bensoussan de préciser : «Avec les mutuelles d’entreprise, d’associations, les patients changent souvent de complémentaires aujourd’hui. Et il faudrait que le médecin à chaque fois qu’il voit un patient vérifie ses droits, son affiliation… Nous demandons à ce que l’État, la Sécurité Sociale et les mutuelles mettent en place un système simple qui nous garantisse le paiement de la part mutuelle, équivalente à 30 % de l’acte».Le Conseil constitutionnel a d’ailleurs donné raison aux médecins en janvier, en rendant facultative l’application du tiers payant pour la part mutuelle.

Source : Généralisation du tiers payant : les médecins menacent de boycott – 03/01/2017 – ladepeche.fr

9 mois ago breves

Suspension de l’Uvestérol D après la mort d’un nourrisson

Paris (AFP) – Les autorités sanitaires ont décidé de suspendre l’Uvestérol D, médicament contre les carences en vitamine D dont le mode d’administration par pipette est soupçonné d’avoir entraîné le décès d’un nouveau-né, une décision jugée trop tardive par certains.Evoquant un « lien probable » entre ce décès et l’administration d’Uvestérol D, l’Agence nationale de sécurité du médicament a lancé mercredi, par « mesure de précaution », une procédure « en vue de la suspension de la commercialisation » du produit.Cette procédure contradictoire, qui permet à Crinex, laboratoire qui commercialise le produit, de faire valoir ses arguments, devrait aboutir à une décision de suspension d’ici 48 heures, a expliqué l’ANSM à l’AFP. »Nous verrons dans la durée s’il faut retirer définitivement ou pas ce médicament du marché », a précisé la ministre de la Santé Marisol Touraine sur RTL.Vous aimez cet article ?Inscrivez-vous à la Newsletter de l’Obs ×S’inscrireUn nourrisson âgé de dix jours est décédé le 21 décembre à Corbeil-Essonnes (Essonne), après une prise d’Uvestérol D, couramment utilisé en France, seul pays où il est commercialisé, pour prévenir la carence en vitamine D.Le nourrisson a présenté « des signes de suffocation » « immédiatement après l’administration » du médicament, avant de décéder à son domicile par « arrêt cardio-respiratoire », a détaillé l’ANSM dans un message envoyé le 30 décembre aux centres régionaux de pharmacovigilance, dont l’AFP a obtenu copie.Dès maintenant, la ministre de la Santé a appelé « les parents à ne plus administrer d’Uvestérol D à leurs enfants », « à titre de précaution ».Les « autres spécialités à base de vitamine D » ne sont pas concernées, a souligné Marisol Touraine, assurant aussi que les enfants qui ont pris de la vitamine D par le passé « ne courent aucun danger ».Un numéro vert (0800 636 636) est disponible pour informer les parents. »C’est le mode d’administration spécifique du produit qui présente des risques (et pas la vitamine D) », a expliqué Marisol Touraine.L’Uvestérol D se présente sous forme liquide, dans un flacon dont on extrait, à l’aide d’une pipette, la dose à administrer. »D’autres spécialités contenant de la vitamine D sont disponibles pour les nourrissons », a rappelé la Direction générale de la santé (DGS, ministère de la Santé), dans un message diffusé aux médecins: l’Adrigyl, le ZymaD et le Stérogyl, vendues sous forme de flacons compte-gouttes.- « Depuis des années » -Plusieurs incidents graves (malaises avec apnée, « fausses routes »…) liés à ce mode d’administration avec la pipette ont été signalés par le passé, valant au produit une « surveillance renforcée » depuis 2006.En 2006, puis en 2013, l’ANSM a alerté sur les précautions à prendre chez les nourrissons: « Toujours administrer le produit avant la tétée ou le biberon », installer l’enfant « éveillé » « en position semi-assise », laisser l’enfant « téter » la seringue ou faire couler le produit « goutte à goutte », ne pas l’allonger « immédiatement après l’administration », prévient la notice.Le laboratoire Crinex, qui commercialise 1,8 million de doses d’Uvestérol D par an, va « rencontrer (jeudi) les autorités de santé pour analyser les faits et réfléchir à un mode d’administration alternatif pour les nouveau-nés », a-t-il annoncé.Crinex avait déjà modifié la pipette en 2006, puis reformulé le produit en 2014: plus concentré, le volume à administrer est désormais plus faible (seulement quatre gouttes).Mais, « aucun élément tangible » ne montre « que ces changements réduisent le risque de malaise », estimait en 2015 la revue médicale Prescrire.La revue a salué la décision de suspension, tout en estimant qu’elle « aurait dû être prise depuis des années ».Les autorités sanitaires « ont été trop indulgentes », a estimé Bruno Toussaint, directeur de la rédaction de Prescrire, sur RTL, regrettant que leur priorité soit trop souvent « de ménager les firmes pharmaceutiques » plutôt que de protéger les patients. »Comment se fait-il que les pouvoirs publics n’aient pas mis fin à sa commercialisation alors qu’il existe des alternatives à ce produit? », s’est aussi interrogée la députée européenne Michèle Rivasi, réclamant une « enquête indépendante ».L’agence sanitaire n’a pas souhaité faire de commentaires sur ces mises en cause.Crinex, laboratoire familial basé à Montrouge, est spécialisé dans la prévention des maladies des nourrissons et l’hygiène buccodentaire. Il emploie 27 salariés pour un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros (dont 10% grâce à l’Uvestérol D).Une enquête judiciaire a par ailleurs été ouverte à Evry pour déterminer les causes du décès.

Source : Suspension de l’Uvestérol D après la mort d’un nourrisson – L’Obs

9 mois ago breves

Gastro-entérite : près d’un million de personnes ont vu un généraliste

 

Si vous avez des nausées et des maux de ventre, vous risquez de trembler à la lecture de cet article. L’épidémie de gastro-entérite touche à présent l’ensemble de l’Hexagone. Et les chiffres ont de quoi inquiéter les plus précautionneux d’entre nous.
En France métropolitaine, la semaine dernière, le taux d’incidence des cas de diarrhée aiguë vus en consultation de médecine générale a été estimé à 251 cas pour 100 000 habitants. C’est 163 000 nouveaux cas.

Durant ces sept premières semaines d’épidémie de gastroentérite, 952 000 personnes auraient consulté un médecin généraliste pour ce motif, d’après le réseau de surveillance Sentinelles. Au niveau régional, les taux d’incidence les plus élevés ont été notés en : Hauts-de-France (419 cas pour 100 000 habitants), Occitanie (408) et Bretagne (305). Concernant les cas rapportés, les jeunes ne sont pas épargnés puisque l’âge médian des cas était de 30 ans.

Une diminution des cas attendue

Heureusement, les tableaux cliniques rapportés par les médecins de Sentinelles ne présentaient pas de signe particulier de gravité : aucune hospitalisation pour diarrhée aiguë n’a été rapportée. Et selon les prévisions, le niveau d’activité des diarrhées aiguës pourrait diminuer légèrement et rester proche du seuil épidémique dans les prochaines semaines. Aucune hausse des indicateurs n’est donc annoncée pour le moment.

 

Source : Gastro-entérite : près d’un million de personnes ont vu un généraliste

9 mois ago breves

30 000 personnes à vacciner contre la méningite : un défi à relever à Dijon

En réponse aux trois infections à méningocoque qui se sont déclarées en deux mois (lire le contexte), une réunion de crise s’est tenue, vendredi après-midi, entre des représentants du ministère de la Santé, de l’Agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté (ARS), du Rectorat, de l’université de Bourgogne (uB), du CHU de Dijon et de Santé publique France.

1 000 étudiants en économie et gestion vaccinés dans la première phase

Car l’on parle désormais de vacciner 30 000 personnes sur le campus, à partir du 4 janvier. Ce qui n’est pas rien en termes de préparation, en pleine trêve des confiseurs, et alors que Christophe Lannelongue, directeur général de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté cède sa place à Pierre Pribile, début janvier.

Au sortir de cette réunion, qui a duré plus de quatre heures, rien n’a filtré… ou presque. Tout juste sait-on que l’ARS communiquera sur l’organisation de la « campagne de vaccination exceptionnelle » et « élargie », le 3 janvier.

L’ARS reste aussi sur la ligne du communiqué publié mardi, à savoir qu’« aucun nouveau cas n’a été signalé » et que les « 48 personnes identifiées et ayant eu des contacts proches et répétés avec la [seconde] étudiante décédée vont bien. »

Ce qui est sûr, c’est que cette vaste campagne de vaccination qui s’ouvre au retour des vacances de Noël est effectuée dans un but préventif. Outre la première phase qui implique 1 000 étudiants d’économie et gestion, invités à se faire vacciner (lire nos éditions du 29 décembre), 10 000 de la faculté de droit seront ensuite incités à faire de même, pour terminer par les 19 000 restants. L’ampleur de la tâche s’annonce colossale.

Infos Le germe du méningocoque se transmet par des gouttelettes de salive mais ne survit pas dans l’environnement. De la fièvre, des maux de tête, une raideur de nuque avec des vomissements et une gêne à la lumière font partie des symptômes.

Source : Dijon | 30 000 personnes à vacciner contre la méningite : un défi à relever à Dijon

9 mois ago breves

Chirurgie ambulatoire : une intervention sur deux pourrait être concernée en 2017

Les Savoie seraient-elles les championnes de la chirurgie ambulatoire ? Deux établissements savoyards figurent en effet parmi les dix les plus performants dans le domaine, selon Le Figaro. C’est une clinique Lilloise qui s’impose en tête de classement, et la région des Hauts-de-France est d’ailleurs au-dessus de la moyenne nationale, qui avoisinait en 2015 les 52 % d’intervention réalisées en ambulatoire. Un chiffre en deçà de l’objectif fixé par le ministère de la Santé en 2010, mais qui pourrait cependant être atteint en 2017.

 

Le fameux « virage ambulatoire » a-t-il été pris par les établissements hospitaliers français ? Oui… et non, s’il on en croit Le Figaro. En 2010, l’objectif pour 2016 avait été fixé à une intervention sur deux réalisée en ambulatoire. Le quotidien précise que cela correspond en réalité à un taux corrigé de 54,7 %, une fois pris en compte l’élargissement du périmètre des actes concernés. Les données pour les huit premiers mois de 2016 indiqueraient, selon le ministère de la Santé, que « le taux global de chirurgie ambulatoire s’élève à 54 % ». Et point positif, la croissance est régulière.

 

La carte de France dressée par Le Figaro met en évidence des disparités régionales. Toutes n’ont pas pris le virage à la même vitesse semble-t-il. Grand-Est et Bourgogne-Franche-Comté arrivent en queue de peloton, avec un taux inférieur à 50 %. La Corse, elle, caracole en tête avec près de 55 % des interventions réalisées en ambulatoire. Un chiffre à relativiser cependant car c’est aussi la région qui a le plus faible volume d’actes : un peu moins e 16 000 par an.

 

Le taux d’interventions réalisées en ambulatoire ne peut pas en effet à lui seul servir à évaluer les établissements. Cela favoriserait d’emblée ceux qui sont spécialisés dans les interventions les plus légères. Le volume des actes réalisés doit lui aussi être pris en compte. L’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) a donc développé, en partenariat avec des experts, un indicateur qui intègre les volumes de pratiques, mais aussi l’organisation selon les spécialités chirurgicales et les actes innovants développés par l’établissement. « Faire des prothèses totales de hanche ou de genoux en ambulatoire traduit un autre type de performance. C’est pourquoi la capacité d’innover a été intégrée à notre indicateur », justifie ainsi au Figaro le Dr Gilles Bontemps, directeur associé de l’Anap.

 

Développer encore plus cette chirurgie ambulatoire reste une volonté forte des autorités de santé. Marisol Touraine a ainsi fixé le prochain objectif : atteindre 66,2 % en 2020. L’enjeu est de taille à l’heure des restrictions budgétaires et du comblement du « trou » de la Sécu. Les interventions en ambulatoires pourraient faire économiser 160 millions d’euros en 2016.

Source : Chirurgie ambulatoire : une intervention sur deux pourrait être concernée en 2017

9 mois ago breves

Conflits d’intérêts en santé : les obligations de transparence renforcées

TRANSPARENCE. Les professionnels de santé devront rendre publiques davantage d’informations concernant leurs liens avec les entreprises de produits de santé, selon un décret paru vendredi 30 décembre 2016, qui « renforce » les dispositions prises en 2014 pour prévenir les conflits d’intérêt, après le scandale du Mediator. »Les montants des conventions signées entre les acteurs du système de santé et les industriels devront être publiés » sur le portail Transparence-Santé.gouv, à partir d’un seuil de 10 euros, et une « rubrique dédiée » permettra « d’accéder plus facilement aux rémunérations perçues dans le cadre de ces conventions », à partir du 1er avril, explique le ministère de la Santé dans un communiqué. Ce site a été mis en place en juin 2014 pour recenser les liens d’intérêts entre les acteurs du système de santé – professionnels de santé, mais aussi associations d’usagers, établissements hospitaliers, organismes de conseil et médias – et les entreprises qui fabriquent ou commercialisent des produits de santé (laboratoires pharmaceutiques, fabricants de dispositifs médicaux, entreprises de cosmétiques, etc.).Des déclarations vérifiées chaque annéeCette décision avait été prise après le scandale sanitaire du Mediator, qui avait mis en lumière les conflits d’intérêts entre des membres des autorités de santé et l’industrie pharmaceutique. Le site Internet prenait jusqu’ici en compte les « avantages consentis », mais pas les conventions (par exemple des conventions de recherche). Par ailleurs, le montant des rémunérations et participations financières des personnes soumises à l’obligation de remplir une déclaration publique d’intérêts pourra désormais être rendu public. Jusqu’à présent, ces informations étaient transmises aux autorités de tutelle, mais ne pouvaient pas être publiées. Les « fonctions et mandats électifs » et les sommes perçues à ce titre devront figurer dans les déclarations publiques d’intérêts, précise le décret. Ces déclarations devront être actualisées « chaque fois qu’une modification intervient » dans la situation du déclarant et, dans tous les cas, vérifiées chaque années, ajoute le texte. L’ensemble de ces nouvelles dispositions, prévues par la loi Santé du 26 janvier 2016, entreront en vigueur au plus tard le 1er juillet. »S’il faut distinguer liens d’intérêts et conflits d’intérêts, il revient à chaque internaute, chaque citoyen, de connaître en toute objectivité la nature des relations qui lient les industries de santé aux autres parties prenantes du secteur », a commenté Marisol Touraine dans le communiqué.

Source : Conflits d’intérêts en santé : les obligations de transparence « renforcées » – Sciencesetavenir.fr

9 mois ago breves

Une puce électronique capable de détecter 17 maladies

L’outil pourrait révolutionner le diagnostic. Des chercheurs israéliens ont mis au point une puce électronique capable de détecter 17 maladies différentes dans l’haleine. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue ACS Nano.Pour ce faire, les scientifiques se sont penchés sur les composés organiques volatils (COV), des molécules très légères que l’on retrouve dans le sang, les selles, l’urine ou encore l’haleine. Ces molécules constituent des marqueurs de pathologies diverses : la quantité et la nature des COV varient ainsi selon l’état de santé.13 combinaisonsLes auteurs ont analysé 2808 d’échantillons d’air, collectés sur 1404 personnes. Parmi elles, 17 pathologies ont été répertoriées et analysées en fonction de leur empreinte laissée dans les échantillons d’air. Les scientifiques ont par la suite établi 13 combinaisons de COV à partir de ces empreintes.Ces pathologies étaient les suivantes : cancers du poumon, du côlon, du cou, de la tête, de l’ovaire, de la vessie, de la prostate, du rein, de l’estomac, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, syndrome de l’intestin irritable, maladie de Parkinson, sclérose en plaques, hypertension artérielle pulmonaire, pré-éclampsie et maladie rénale chronique.86 % d’efficacitéGrâce à ce travail préalable, les auteurs ont pu créer une puce intelligente, fabriquée à partir de nanoparticules d’or. Elle est constituée de capteurs capables de détecter dans l’haleine les COV qui correspondent à ces maladies modélisées.L’outil détecterait les maladies avec une efficacité de 86 %, précisent les chercheurs, qui mettent en avant la praticité de l’outil, et son caractère non-invasif. Des travaux complémentaires doivent toutefois être menés avant d’envisager une éventuelle mise sur le marché.

Source : Une puce électronique capable de détecter 17 maladies

9 mois ago breves

L’allergologie reconnue comme une spécialité médicale à part entière

Le syndicat français des allergologues (Syfal) s’est félicité jeudi 29 décembre de la décision prise par le gouvernement de reconnaître l’allergologie comme une spécialité médicale à part entière, « une nécessité pour une pathologie qui touche aujourd’hui 18 millions de Français ». Un arrêté publié jeudi au Journal Officiel permet pour la première fois aux internes en médecine de se spécialiser en allergologie, le gouvernement prévoyant que trente étudiants puissent être formés au cours de l’année 2017-2018.Il s’agissait d’une « nécessité pour une pathologie qui touche aujourd’hui 18 millions de Français », car sa non-prise en charge, « notamment en raison du manque de professionnels, accroît son risque de sévérité, et représente un coût important pour la collectivité », écrit le Syfal dans un communiqué. La France ne compte que quelque 1.200 allergologues, des médecins généralistes, pneumologues ou encore dermatologues qui ont suivi une formation complémentaire de deux ans pour se « sur-spécialiser », avait fait remarquer le Syfal en mars.Près de 30% des Français (18 millions) sont allergiques, contre 2 à 3% en 1970, selon les chiffres de l’association Asthme et Allergies. L’Organisation mondiale de la santé estime que, d’ici à 2050, la moitié de la population occidentale sera touchée, notamment à cause du réchauffement climatique et de la pollution.

Source : L’allergologie reconnue comme une spécialité médicale à part entière

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