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Monthly Archives: décembre 2016

9 mois ago breves

30 000 personnes à vacciner contre la méningite : un défi à relever à Dijon

En réponse aux trois infections à méningocoque qui se sont déclarées en deux mois (lire le contexte), une réunion de crise s’est tenue, vendredi après-midi, entre des représentants du ministère de la Santé, de l’Agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté (ARS), du Rectorat, de l’université de Bourgogne (uB), du CHU de Dijon et de Santé publique France.

1 000 étudiants en économie et gestion vaccinés dans la première phase

Car l’on parle désormais de vacciner 30 000 personnes sur le campus, à partir du 4 janvier. Ce qui n’est pas rien en termes de préparation, en pleine trêve des confiseurs, et alors que Christophe Lannelongue, directeur général de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté cède sa place à Pierre Pribile, début janvier.

Au sortir de cette réunion, qui a duré plus de quatre heures, rien n’a filtré… ou presque. Tout juste sait-on que l’ARS communiquera sur l’organisation de la « campagne de vaccination exceptionnelle » et « élargie », le 3 janvier.

L’ARS reste aussi sur la ligne du communiqué publié mardi, à savoir qu’« aucun nouveau cas n’a été signalé » et que les « 48 personnes identifiées et ayant eu des contacts proches et répétés avec la [seconde] étudiante décédée vont bien. »

Ce qui est sûr, c’est que cette vaste campagne de vaccination qui s’ouvre au retour des vacances de Noël est effectuée dans un but préventif. Outre la première phase qui implique 1 000 étudiants d’économie et gestion, invités à se faire vacciner (lire nos éditions du 29 décembre), 10 000 de la faculté de droit seront ensuite incités à faire de même, pour terminer par les 19 000 restants. L’ampleur de la tâche s’annonce colossale.

Infos Le germe du méningocoque se transmet par des gouttelettes de salive mais ne survit pas dans l’environnement. De la fièvre, des maux de tête, une raideur de nuque avec des vomissements et une gêne à la lumière font partie des symptômes.

Source : Dijon | 30 000 personnes à vacciner contre la méningite : un défi à relever à Dijon

9 mois ago Infos

Don d’organes: Choix des prélèvements, refus… Les nouvelles règles à partir du 1er janvier 2017

C’est une situation difficile à envisager. Qui pourtant mérite réflexion. Les Français souhaitent-ils donner leurs organes après leur mort ? Selon une étude de 2006 de l’Agence de Biomédecine, 85 % des Français sont favorables au don d’organe en théorie. Et pourtant, environ une famille sur trois refusait le prélèvement d’organes en 2015.La loi a évolué… suscitant quelques crispations et questionnements. Pourra-t-on encore s’opposer au prélèvement en 2017 ? 20 Minutes fait le point.

«Réparer les vivants»: Quand le cinéma brise le tabou du don d’organes

Qu’est-ce qui change concrètement ?

A partir du 1er janvier 2017, il devient plus simple d’exprimer son refus de donner ses organes avec trois nouveaux moyens. Avant, il fallait s’inscrire par courrier sur le registre des refus. En plus de cette possibilité, les Français pourront s’y inscrire par Internet en répondant au formulaire en ligne sur le site et en l’accompagnant d’une photo ou scan d’une pièce d’identité. L’internaute recevra ensuite une attestation par courrier. Et les soignants devront automatiquement consulter ce registre du refus avant toute discussion avec la famille d’un défunt sur le don.

Autre possibilité, rédiger un papier, qui a désormais une valeur officielle, à garder sur soi ou à confier à une personne de confiance. Qu’y inscrire ? Prénom, nom, date de naissance, une phrase expliquant que vous ne souhaitez pas donner vos organes et une signature.

Enfin, troisième changement : jusqu’ici les familles pouvaient à l’oral décider de ne pas donner les organes du proche décédé… quand il avait précisé de son vivant ce souhait. A partir de 2017, les familles devront attester par écrit le refus du défunt. Comment ? Les hôpitaux proposeront des formulaires types où préciser le refus du disparu. « Les familles pensent qu’on leur demande de prendre une décision à la place du défunt, alors qu’elles sont censées se faire l’écho de la volonté du disparu, souligne Olivier Bastien, directeur du prélèvement et de la greffe à l’Agence de Biomédecine. En passant de l’oral à l’écrit, on espère que les familles comprendront mieux leur rôle. »

C’est nouveau que tous les Français soient présumés donneurs ?

Non. L’amendement vient renforcer le principe déjà existant de consentement présumé au don d’organes instauré par une loi de 1976. « En clair, qui ne dit mot consent, souligne Pierre Noir, vice-président de France Adot, fédération des associations pour le don d’Organes et de Tissus Humains. Mais cette loi, qui existe depuis quarante ans, était méconnue et peu appliquée. »

Peut-on choisir quel organe on donne ?

Oui, et c’est un changement de taille. « Avant, le refus de don était global. Il y aura désormais possibilité de refuser le prélèvement d’un organe et pas d’un autre », précise le Pr Bastien. Une personne pourrait ainsi refuser le don de cornée et pas de rein.

Peut-on revenir sur ce refus ?

Oui. Il suffit d’en avertir son entourage. Et l’inscription sur le registre est à tout moment modifiable. « La personne inscrite sur le registre détient un mot de passe : elle peut donc à tout moment modifier ou supprimer son inscription sur le registre », précise le Pr Olivier Bastien.

Est-ce à dire qu’en 2017 une famille qui refuse le prélèvement ne pourra plus s’y opposer ?

Non. Il y aura toujours une souplesse. « S’il y a une farouche opposition de la famille pour des raisons religieuses ou autres, on ne va pas ajouter une violence à une situation douloureuse, assure le Professeur de l’Agence de Biomédecine. Le but, c’est que cette situation devienne plus rare. Et en plus de ces changements, l’accompagnement des familles sera amélioré. » Avec de nouveaux moyens : une pièce pour la discussion avec la famille, un suivi psychologique…

Quel est le but ?

Il est double : faire connaître le consentement présumé. Et bien sûr, encourager le don : la procédure de refus est simplifiée, mais si le défunt n’a pas exprimé cette opposition, il est considéré comme donneur.

« Comme pour toutes les lois, il y a le texte et l’application. Il est difficile de préjuger des résultats, de savoir comment les familles vont réagir et si ce changement aura un impact sur le don d’organes », insiste le vice-président de France Adot. « On s’est inspiré du modèle espagnol, qui fonctionne bien », ajoute Olivier Bastien. En effet, ce pays est montré en exemple : avec 5 000 transplantations par an, il affiche le taux de refus le plus bas d’Europe (15 % contre 30 % dans les pays européens).

Journée du don d’organes: Plus de 20.000 patients en attente de greffe l’an dernier en France

Est-ce qu’il y a un registre pour ceux qui veulent donner leurs organes ?

Non. Et la carte de donneur n’est pas officiellement reconnue. C’est d’ailleurs une proposition de France Adot : transformer ce registre des refus en registre des positionnements, où chaque Français pourrait définir sa position et la faire connaître. « Le risque avec le consentement présumé, c’est que certains pensent « on va nous prélever nos organes d’office », souligne Pierre Noir. Par ailleurs, avoir un registre pour les donneurs volontaires rassurerait ceux qui craignent que leurs proches ne respectent pas leur volonté. »

Source : Don d’organes: Choix des prélèvements, refus… Les nouvelles règles à partir du 1er janvier 2017

9 mois ago breves

Chirurgie ambulatoire : une intervention sur deux pourrait être concernée en 2017

Les Savoie seraient-elles les championnes de la chirurgie ambulatoire ? Deux établissements savoyards figurent en effet parmi les dix les plus performants dans le domaine, selon Le Figaro. C’est une clinique Lilloise qui s’impose en tête de classement, et la région des Hauts-de-France est d’ailleurs au-dessus de la moyenne nationale, qui avoisinait en 2015 les 52 % d’intervention réalisées en ambulatoire. Un chiffre en deçà de l’objectif fixé par le ministère de la Santé en 2010, mais qui pourrait cependant être atteint en 2017.

 

Le fameux « virage ambulatoire » a-t-il été pris par les établissements hospitaliers français ? Oui… et non, s’il on en croit Le Figaro. En 2010, l’objectif pour 2016 avait été fixé à une intervention sur deux réalisée en ambulatoire. Le quotidien précise que cela correspond en réalité à un taux corrigé de 54,7 %, une fois pris en compte l’élargissement du périmètre des actes concernés. Les données pour les huit premiers mois de 2016 indiqueraient, selon le ministère de la Santé, que « le taux global de chirurgie ambulatoire s’élève à 54 % ». Et point positif, la croissance est régulière.

 

La carte de France dressée par Le Figaro met en évidence des disparités régionales. Toutes n’ont pas pris le virage à la même vitesse semble-t-il. Grand-Est et Bourgogne-Franche-Comté arrivent en queue de peloton, avec un taux inférieur à 50 %. La Corse, elle, caracole en tête avec près de 55 % des interventions réalisées en ambulatoire. Un chiffre à relativiser cependant car c’est aussi la région qui a le plus faible volume d’actes : un peu moins e 16 000 par an.

 

Le taux d’interventions réalisées en ambulatoire ne peut pas en effet à lui seul servir à évaluer les établissements. Cela favoriserait d’emblée ceux qui sont spécialisés dans les interventions les plus légères. Le volume des actes réalisés doit lui aussi être pris en compte. L’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) a donc développé, en partenariat avec des experts, un indicateur qui intègre les volumes de pratiques, mais aussi l’organisation selon les spécialités chirurgicales et les actes innovants développés par l’établissement. « Faire des prothèses totales de hanche ou de genoux en ambulatoire traduit un autre type de performance. C’est pourquoi la capacité d’innover a été intégrée à notre indicateur », justifie ainsi au Figaro le Dr Gilles Bontemps, directeur associé de l’Anap.

 

Développer encore plus cette chirurgie ambulatoire reste une volonté forte des autorités de santé. Marisol Touraine a ainsi fixé le prochain objectif : atteindre 66,2 % en 2020. L’enjeu est de taille à l’heure des restrictions budgétaires et du comblement du « trou » de la Sécu. Les interventions en ambulatoires pourraient faire économiser 160 millions d’euros en 2016.

Source : Chirurgie ambulatoire : une intervention sur deux pourrait être concernée en 2017

9 mois ago breves

Conflits d’intérêts en santé : les obligations de transparence renforcées

TRANSPARENCE. Les professionnels de santé devront rendre publiques davantage d’informations concernant leurs liens avec les entreprises de produits de santé, selon un décret paru vendredi 30 décembre 2016, qui « renforce » les dispositions prises en 2014 pour prévenir les conflits d’intérêt, après le scandale du Mediator. »Les montants des conventions signées entre les acteurs du système de santé et les industriels devront être publiés » sur le portail Transparence-Santé.gouv, à partir d’un seuil de 10 euros, et une « rubrique dédiée » permettra « d’accéder plus facilement aux rémunérations perçues dans le cadre de ces conventions », à partir du 1er avril, explique le ministère de la Santé dans un communiqué. Ce site a été mis en place en juin 2014 pour recenser les liens d’intérêts entre les acteurs du système de santé – professionnels de santé, mais aussi associations d’usagers, établissements hospitaliers, organismes de conseil et médias – et les entreprises qui fabriquent ou commercialisent des produits de santé (laboratoires pharmaceutiques, fabricants de dispositifs médicaux, entreprises de cosmétiques, etc.).Des déclarations vérifiées chaque annéeCette décision avait été prise après le scandale sanitaire du Mediator, qui avait mis en lumière les conflits d’intérêts entre des membres des autorités de santé et l’industrie pharmaceutique. Le site Internet prenait jusqu’ici en compte les « avantages consentis », mais pas les conventions (par exemple des conventions de recherche). Par ailleurs, le montant des rémunérations et participations financières des personnes soumises à l’obligation de remplir une déclaration publique d’intérêts pourra désormais être rendu public. Jusqu’à présent, ces informations étaient transmises aux autorités de tutelle, mais ne pouvaient pas être publiées. Les « fonctions et mandats électifs » et les sommes perçues à ce titre devront figurer dans les déclarations publiques d’intérêts, précise le décret. Ces déclarations devront être actualisées « chaque fois qu’une modification intervient » dans la situation du déclarant et, dans tous les cas, vérifiées chaque années, ajoute le texte. L’ensemble de ces nouvelles dispositions, prévues par la loi Santé du 26 janvier 2016, entreront en vigueur au plus tard le 1er juillet. »S’il faut distinguer liens d’intérêts et conflits d’intérêts, il revient à chaque internaute, chaque citoyen, de connaître en toute objectivité la nature des relations qui lient les industries de santé aux autres parties prenantes du secteur », a commenté Marisol Touraine dans le communiqué.

Source : Conflits d’intérêts en santé : les obligations de transparence « renforcées » – Sciencesetavenir.fr

9 mois ago Infos

Chirurgie ambulatoire. Une clinique de Rouen dans le Top 10 des hôpitaux les plus performants

Une clinique de Rouen, dans le Top 10Dans le Top 10, l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) a placé la clinique Mathilde de Rouen (Seine-Maritime) à la huitième place, avec un indice de 59,6236. La meilleure note étant 65, selon cette agence.Pour le directeur de cet établissement rouennais, qui a fait de l’ambulatoire « un axe prioritaire », « c’est une très belle reconnaissance de nos actions et du travail du personnel » :La chirurgie ambulatoire est une demande des pouvoirs publics et une attente forte de nos patients, confie ainsi à Normandie-actu Jean-Luc Raflé. Il n’y a pas de gaspillage, ni en temps, ni en argent. Plus ça va vite, plus le parcours de soin doit être coordonné. Ça nous oblige à modifier nos organisations. On va réaliser des interventions de plus en plus lourdes en ambulatoire. La pose de prothèses de hanche ou de genou pourra se faire en ambulatoire très prochainement.Selon le classement du Figaro, plusieurs établissements de santé de Normandie sont bien classés. Ainsi l’hôpital privé Saint-Martin Caen (Calvados), se voit gratifier d’un indice de performance de 48,1. Le CHU Jacques-Monod du Havre (Seine-Maritime) est à 24,3, lorsque l’hôpital privé de L’Estuaire est à 36,3.La clinique des Orchidées, à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), est relativement bien classée avec un indice de performance de 32,8 (voir la carte interactive ci-dessous).La chirurgie ambulatoire, c’est quoi ? Selon l’Anap, « la chirurgie ambulatoire concerne la mise en œuvre d’actes chirurgicaux et/ou d’explorations selon les mêmes modalités que celles qui sont effectuées habituellement lors d’une hospitalisation complète en permettant la sortie du patient le jour même de son intervention sans risque majoré ».160 millions d’euros d’économieSelon l’Anap, la chirurgie ambulatoire est « une priorité de santé publique ». Même si, à la clinique Mathilde, on assure que les économies ne sont pas encore quantifiables, l’un des objectifs est bien sûr de dépenser moins. Le gouvernement, anticipe 160 millions d’euros d’économies par an, dès 2016, sur les séjours effectués en chirurgie.Le taux de performance ne se résume pas aux nombres d’actes en ambulatoire. « Il y a des établissements qui ont un taux élevé, autour de 70 %, mais un volume très faible, autour de 200 actes par an, ce qui n’est pas performant », expliquait le Dr Gilles Bontemps, directeur associé de l’Anap, lors du colloque à l’Académie nationale de chirurgie.C’est pourquoi, pour mesurer la performance des établissements, l’Anap a élaboré un indicateur prenant en compte le volume de pratiques, l’organisation selon les spécialités chirurgicales et les actes innovants réalisés en ambulatoire. La méthodologie complète est à retrouver sur le site du Figaro.La chirurgie ambulatoire est demandée avec insistance depuis 2012 par la ministre de la Santé, Marisol Touraine. La Haute autorité de santé et l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) sont chargés d’accompagner les établissements de santé dans cette logique. Le Figaro rappelle qu’en 2010, l’objectif pour 2016 était que plus de 50% des actes chirurgicaux soient réalisés en ambulatoire. Le taux était de 51,9% en 2015. Le ministère précise que « le taux global de chirurgie ambulatoire s’élève à 54% pour les huit premiers mois de l’année 2016, soit + 2,4 points par rapport au huit premiers mois de l’année 2015 ».

Source : Chirurgie ambulatoire. Une clinique de Rouen dans le Top 10 des hôpitaux les plus performants « Article « Normandie-actu

9 mois ago breves

Une puce électronique capable de détecter 17 maladies

L’outil pourrait révolutionner le diagnostic. Des chercheurs israéliens ont mis au point une puce électronique capable de détecter 17 maladies différentes dans l’haleine. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue ACS Nano.Pour ce faire, les scientifiques se sont penchés sur les composés organiques volatils (COV), des molécules très légères que l’on retrouve dans le sang, les selles, l’urine ou encore l’haleine. Ces molécules constituent des marqueurs de pathologies diverses : la quantité et la nature des COV varient ainsi selon l’état de santé.13 combinaisonsLes auteurs ont analysé 2808 d’échantillons d’air, collectés sur 1404 personnes. Parmi elles, 17 pathologies ont été répertoriées et analysées en fonction de leur empreinte laissée dans les échantillons d’air. Les scientifiques ont par la suite établi 13 combinaisons de COV à partir de ces empreintes.Ces pathologies étaient les suivantes : cancers du poumon, du côlon, du cou, de la tête, de l’ovaire, de la vessie, de la prostate, du rein, de l’estomac, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, syndrome de l’intestin irritable, maladie de Parkinson, sclérose en plaques, hypertension artérielle pulmonaire, pré-éclampsie et maladie rénale chronique.86 % d’efficacitéGrâce à ce travail préalable, les auteurs ont pu créer une puce intelligente, fabriquée à partir de nanoparticules d’or. Elle est constituée de capteurs capables de détecter dans l’haleine les COV qui correspondent à ces maladies modélisées.L’outil détecterait les maladies avec une efficacité de 86 %, précisent les chercheurs, qui mettent en avant la praticité de l’outil, et son caractère non-invasif. Des travaux complémentaires doivent toutefois être menés avant d’envisager une éventuelle mise sur le marché.

Source : Une puce électronique capable de détecter 17 maladies

9 mois ago breves

L’allergologie reconnue comme une spécialité médicale à part entière

Le syndicat français des allergologues (Syfal) s’est félicité jeudi 29 décembre de la décision prise par le gouvernement de reconnaître l’allergologie comme une spécialité médicale à part entière, « une nécessité pour une pathologie qui touche aujourd’hui 18 millions de Français ». Un arrêté publié jeudi au Journal Officiel permet pour la première fois aux internes en médecine de se spécialiser en allergologie, le gouvernement prévoyant que trente étudiants puissent être formés au cours de l’année 2017-2018.Il s’agissait d’une « nécessité pour une pathologie qui touche aujourd’hui 18 millions de Français », car sa non-prise en charge, « notamment en raison du manque de professionnels, accroît son risque de sévérité, et représente un coût important pour la collectivité », écrit le Syfal dans un communiqué. La France ne compte que quelque 1.200 allergologues, des médecins généralistes, pneumologues ou encore dermatologues qui ont suivi une formation complémentaire de deux ans pour se « sur-spécialiser », avait fait remarquer le Syfal en mars.Près de 30% des Français (18 millions) sont allergiques, contre 2 à 3% en 1970, selon les chiffres de l’association Asthme et Allergies. L’Organisation mondiale de la santé estime que, d’ici à 2050, la moitié de la population occidentale sera touchée, notamment à cause du réchauffement climatique et de la pollution.

Source : L’allergologie reconnue comme une spécialité médicale à part entière

9 mois ago breves

Cancer : pour se développer, les tumeurs se nourrissent des graisses

Une découverte belge pourrait bien accélérer les recherches sur le cancer. D’après les scientifiques de l’université catholique de Louvain (Belgique) les métastases circuleraient dans les vaisseaux lymphatiques grâce à l’utilisation des graisses présentes dans ces vaisseaux.Sans chimiothérapie ou radiothérapie, les cellules cancéreuses passent par les vaisseaux lymphatiques jusqu’aux veines et aux artères sous forme de métastases. C’est ainsi qu’évoluent et se propagent tous les cancers. En plus de compliquer la prise en charge des patients, les métastases sont à l’origine de 90 % des décès liés au cancer. Empêcher leur formation est un véritable casse-tête pour les spécialistes. Les chercheurs en cancérologie travaillent donc sur un moyen d’inhiber ce processus.Pour se propager dans le corps, les cellules tumorales empruntent deux voies : les vaisseaux lymphatiques et ceux formés à la demande de la tumeur. Les scientifiques se sont intéressés à leur utilisation des acides gras présents dans ces vaisseaux.En transformant les acides gras, les chercheurs ont inhibé une enzyme, favorable au développement des vaisseaux lymphatiques chez les souris.  « Nous avons démontré qu’en augmentant ou en bloquant cet usage, nous pouvons contrôler la croissance des vaisseaux », raconte Brian Wong, auteur de l’étude. Les chercheurs en ont conclu qu’en fois sa source d’approvisionnement bloquée, la tumeur ne peut plus générer des métastases.En plus d’avoir évalué l’impact que pouvaient avoir des médicaments qui inhibent l’utilisation des graisses sur les métastases, ils se sont intéressés à la conséquence incurable de certaines chirurgies. L’ablation d’une tumeur peut être à l’origine du développement des œdèmes lymphatiques au niveau des membres supérieurs et inférieurs. Selon les auteurs, privée de nourriture, une tumeur ne peut plus se développer. Sous forme de médicaments ou de compléments alimentaires, il ne leur reste plus qu’à trouver la solution la plus adaptée.

Source : Cancer : pour se développer, les tumeurs se nourrissent des graisses – Femme Actuelle

9 mois ago Infos

Accès aux données de santé : des règles strictes

Améliorer la recherche et l’innovation en santé. Voici la raison d’être du système national des données de santé qui rendra dès à présent plus accessibles diverses informations sur la santé des citoyens. Le décret précisant les conditions d’accès à ces indications a été publié ce 28 décembre.

Le système national des données de santé, créé par la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, est une base de données unique au monde. Elle rassemble des informations sur le parcours de santé des Français : consultations chez le médecin et chez les autres professionnels de santé, prescriptions de médicaments, hospitalisations, causes médicales de décès. Ces données proviennent de plusieurs sources :

  • de l’assurance maladie (base SNIIRAM) ;
  • des hôpitaux (base PMSI) ;
  • pour les causes médicales de décès, de la base du CepiDC de l’INSERM ;
  • pour les données relatives au handicap, des MDPH – données de la CNSA ;
  • un échantillon de données en provenance des organismes complémentaires.

Objectif de la compilation et de la mise à disposition de ces données : permettre aux acteurs publics et privés  de mener toute étude, recherche et évaluation présentant un intérêt public. Notamment celui d’accroître les connaissances sur notre système de santé pour ensuite améliorer les politiques publiques, l’information des patients et faire progresser la recherche médicale.

Qui y accède, et comment ?

Les conditions d’accès au système national des données de santé devraient être bien encadrées. Ainsi :

  • les organismes ayant besoin d’accéder fréquemment à ces données pour accomplir une mission de service public sont identifiés. Il s’agit, par exemple, de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), de la Haute Autorité de santé (HAS), de Santé publique France, ou encore des chercheurs au sein des CHU. Ils bénéficient désormais d’un accès permanent ;
  • pour tous les autres organismes, publics ou privés, à but lucratif ou non lucratif, il sera possible d’accéder au système national des données de santé sur autorisation de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) ;
  • un interlocuteur unique sera mis en place pour simplifier les démarches : l’Institut national des données de santé. Cet institut a pour mission d’enregistrer les demandes et d’accompagner les utilisateurs du système national des données de santé.

Anonymat des données

Les opposants à cette évolution législative avancent deux types d’arguments. Le premier est basé sur le respect de la confidentialité. Ils redoutent un risque de « ré-identification indirecte des personnes », notamment en recoupant plusieurs informations. Le second argument repose sur l’introduction d’acteurs privés dans ce domaine et l’utilisation qui pourraient en être faites.

Pour rassurer les sceptiques, « les modalités d’accès aux données seront encadrées par un référentiel strict de sécurité qui garantira la confidentialité des données personnelles », rappelle le ministère. « Les données […] sont ‘pseudonymisées’ afin de préserver la vie privée des personnes : aucun nom, prénom, adresse, ni numéro de sécurité sociale ne figure dans le SNDS. »

Source : Accès aux données de santé : des règles strictes – A la une – Destination Santé

9 mois ago Infos

Dépassements d’honoraires : le reste à charge va augmenter en 2017

De quoi affoler les budgets les plus robustes. Depuis 2011, les dépassements d’honoraires ont bondi de 30 % dans les cliniques françaises. Si les tarifs explosent, les remboursements ne suivent pas. L’année 2017 ne devrait guère éclaircir le tableau. A compter de ce 1er janvier, les complémentaires santé ne couvriront pas les débordements au-delà du double du tarif fixé par la Sécurité sociale.

Une baisse non négligeable qui augmente le reste à charge pour les patients. Ceux-ci ont tout intérêt à économiser s’ils veulent être hospitalisés dans le privé : en moyenne, ils doivent débourser 214 euros. C’est ce que montre le magazine 60 millions de consommateurs dans son numéro de janvier, publié ce 27 décembre.

Des dépassements fréquents

Ce n’est pas un hasard du calendrier : le mois de janvier est aussi celui qui voit le remboursement des dépassements d’honoraires passer de 125 % à 100 % du tarif de la Sécu. Le premier encadrement, dans le cadre des « contrats responsables », avait déjà suscité la grogne de la population. Ce dernier ne devrait pas faire exception. Car les remboursements baissent… ce qui n’est pas le cas des tarifs des interventions chirurgicales. Sur les 10 opérations les plus pratiquées en France, 7 occasionnent un dépassement supérieur à 100 %.

Trois gestes chirurgicaux font fréquemment l’objet de dépassements : la chirurgie du ligament croisé du genou, l’implantation d’une prothèse de hanche et le traitement d’une hypertrophie de la prostate. Des interventions qui n’en sont pas moins nécessaires. Les trois opérations pour lesquelles les montants des dépassement sont les plus élevés sont l’extraction des varices, la libération du nerf carpien et l’opération des ligaments croisés du genou.

Des millions d’euros

Toutes les villes ne sont pas logées à la même enseigne : c’est à Paris qu’on paie le plus cher mais à Lyon que les dépassements sont les plus fréquents. A l’échelle nationale, le coût de ces débordements se chiffre avec plusieurs zéros. En clinique, plus de 850 millions d’euros sont à la charge des complémentaires et des patients chaque année. C’est 10 fois plus que dans le secteur public.

Source : Dépassements d’honoraires : le reste à charge va augmenter en 2017

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